© Grégoire Perrier
Histoire(s) Décoloniale(s) #Portraits croisés
Histoire(s) Décoloniale(s) est une série chorégraphique en plusieurs épisodes qui débute en 2023 et qui sera amenée à se déployer et s’enrichir au fil du temps et des rencontres. Avec cette série, Betty Tchomanga poursuit un travail autour des récits et histoires qui relient l’Occident et l’Afrique. Chaque épisode aborde l’histoire coloniale et son héritage par le prisme d’une histoire singulière, d’un corps, d’un vécu. Chaque épisode est un portrait qui prend la forme d’un cours spectaculaire, à travers lequel il s'agit d'interroger la transmission du savoir et la hiérarchie des places, des contenus. Se demander d'où l'on regarde, de quelle place on raconte, depuis quel point de vue.
Comment les corps, par la danse, parviennent à raconter des histoires qui font l'Histoire ? En rassemblant les quatre premiers épisodes de la série Histoire(s) Décoloniale(s) dans Histoire(s) Décoloniale(s) #Portraits croisés, Betty Tchomanga se saisit de la dimension politique du théâtre comme lieu de transmission de savoirs par la mise en mouvement des affects.
Quatre cours d’histoire dans lesquels on (re)découvre une Histoire coloniale partagée entre plusieurs continents. De la France au Bénin, en passant par l’Algérie pour finir en Éthiopie, ce voyage dans le temps et l’espace se fait par les récits, les corps, les voix et les histoires singulières d’Emma Tricard, Folly Romain Azaman, Dalila Khatir et Adélaïde Desseauve aka Mulunesh. À travers ces quatre portraits croisés, Betty Tchomanga lance au public une invitation à réfléchir : Comment l’Histoire est-elle transmise? Depuis quels points de vue? Comment parle-t-on de l’Histoire coloniale aujourd’hui? Entre leurs récits, entre nos histoires, des points communs ou des différences résonnent, des échos inattendus nous frappent, créant ainsi d’autres façons de se relier.
Crédits
Mise en scène, chorégraphie et textes : Betty Tchomanga
Collaboration artistique et interprétation : Emma Tricard, Folly Romain Azaman, Dalila Khatir, Adélaïde Desseauve aka Mulunesh
Création lumières : Eduardo Abdala
Création sonore : Stéphane Monteiro
Scénographie et accessoires : Eduardo Abdala et Betty Tchomanga en collaboration avec Vincent Blouch
Construction : Emilie Godreuil
Costumes : Marino Marchand en collaboration avec Betty Tchomanga ainsi que Théodore Agbotonou (costume Folly) et Mariette Niquet-Rioux (masque Mulunesh)
Régie générale : Stéphane Monteiro
Régie lumières (en alternance) : Eduardo Abdala et Tatiana Carret
Régie son (en alternance) : Stéphane Monteiro et Maëlan Carquet
Stagiaire assistante à la mise en scène : Ariane Chapelet
Directrice de production et diffusion : Marion Cachan
Chargée de production : Florentine Busson
Administratrice : Marion Le Guerroué
Remerciements : Bureau Aoza, Maxine Le Tyrant, Anouk Le Cann, Rosalie Olivier et l’équipe technique du Quartz - scène nationale de Brest
Production : GANG
Coproduction : Le Quartz scène nationale de Brest ; Les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis ; Le Gymnase CDCN de Roubaix ; Le Triangle Cité de la danse de Rennes ; Danse à tous les étages CDCN itinérant en Bretagne ; La Maison danse CDCN d’Uzès Gard Occitanie ; CCAM scène nationale de Vandoeuvre ; Théâtre de la Bastille – Paris
Avec le soutien de : Le Mac Orlan – Ville de Brest ; CAC Passerelle – Brest ; Collège Saint-Pol-Roux – Brest ; CN D – Pantin ; Programme européen Choreography Connects
Avec le soutien financier de : la DRAC Bretagne (compagnie conventionnée par le Ministère de la Culture) ; Région Bretagne ; Ville de Brest
Betty Tchomanga / GANG
Née en 1989 d’un père camerounais et d’une mère française, Betty Tchomanga entame sa formation artistique en 2004 au Conservatoire de Bordeaux ainsi qu’auprès d'Alain Gonotey de la Cie Lullaby. Elle se formera ensuite au Centre National de Danse Contemporaine d’Angers (CNDC) en 2007 sous la direction d’Emmanuelle Huynh.
Sa carrière d'interprète débute alors en 2009, elle collabore notamment avec des artistes tels qu'Emmanuelle Huynh, Alain Buffard, Fanny de Chaillé, Gaël Sesboüé, Herman Diephuis, Marlene Monteiro Freitas et Nina Santes. En parallèle de son parcours artistique, Betty poursuit des études littéraires à l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle et obtient un master 2 en lettres modernes en 2014.
À partir de 2019, Betty Tchomanga se consacre principalement à son travail d’écriture et de recherche en tant que chorégraphe. Ses pièces travaillent la notion de transgression au sens de dépasser, traverser une limite, qu’elle soit physique ou esthétique.
Betty Tchomanga aime produire des formes hybrides où les corps se transforment et se métamorphosent. Elle travaille à partir de pratiques qui mettent en jeu un dépassement des limites du corps et de l’esprit via un engagement intense du souffle, du corps et de la voix. Depuis la création de son solo Mascarades en 2019, elle mène une recherche sur le culte vaudou et les représentations qui lui sont associées. Elle s’intéresse aux récits qui relient l’Occident et l’Afrique à travers notamment l’Histoire coloniale.
Betty Tchomanga chorégraphie et met en scène les pièces Madame (2016), Mascarades (2019), Leçons de Ténèbres (2022), la série chorégraphique Histoire(s) Décoloniale(s) (2023-2026) et The Sea is history (2026).
Betty Tchomanga est artiste associée au Théâtre de la Bastille à Paris et à Danse à tous les étages CDCN itinérant en Bretagne.